Réseau canadien pour la déprescription (ReCaD)

Le Réseau canadien pour la déprescription (ReCaD) est un groupe constitué de personnes engagées dans l’amélioration de la santé des Canadiens à travers la réduction de l’utilisation de médicaments potentiellement inappropriés et l’amélioration de l’accès à des traitements non médicamenteux.

Cliquez ici pour voir le nouveau site web de ReCaD sur la saine gestion des médicaments pour le grand public.

 

Offre d’emploi : Assistant(e) en communications et administration. Réseau canadien pour la déprescription. Date limite : 8 septembre 2017.

Le ReCaD est principalement subventionné par les Instituts de recherche en santé du Canada. Ses membres proviennent d’une grande variété de domaines liés à la déprescription, et incluent notamment des défenseurs des droits de patients, des professionnels de la santé, des chercheurs universitaires et d’autres leaders du milieu de la santé qui ont de l’expérience dans le domaine pharmaceutique.

Chacun des membres de ReCaD contribue à l’atteinte de l’objectif fondamental du réseau, soit la réduction de l’utilisation de médicaments inappropriés, par la mobilisation des compétences et connaissances pouvant appuyer les différentes initiatives du ReCaD.

En définitive, le ReCaD vise à développer les capacités et à servir de catalyseur pour les actions liées à la déprescription à travers le Canada.

La première rencontre nationale du Conseil des intervenants de ReCaD a eu lieu en janvier 2015 et a été suivie d’une deuxième rencontre annuelle en janvier 2016.

Le ReCaD est présentement composé d’un groupe de travail central et de 5 sous-comités. Tous s’activent en vue de deux objectifs principaux :

  • Réduire les dommages liés aux médicaments inappropriés en diminuant leur prescription de 50 % d’ici 2020.
  • Contribuer à la promotion de la santé par l’amélioration de l’accès à des thérapies pharmacologiques ou non pharmacologiques plus sécuritaires

Visionner le Rapport Annuel 2016 de ReCaD. Consultez la version anglaise ici.

Rapport annuel 2016

Le Plan d’action de ReCaD se déploie sur une période de quatre ans, après quoi il sera évalué.

Visionner notre fiche d’information sur la déprescription pour les patients :

fiche d'information - déprescription

Visionner notre fiche d’information sur la déprescription pour les professionels de la santé :

fiche d'information

Médicaments potentiellement nocifs ciblés par le ReCaD

La déprescription chez les personnes âgées devrait être envisagée pour trois classes de médicaments :

  • Benzodiazépines
  • Inhibiteurs de la pompe à protons
  • Sulphonylurées

Pourquoi ces médicaments devraient-ils être déprescrits?

  • Ils sont surutilisés
  • Leurs effets nocifs peuvent surpasser leurs effets bénéfiques
  • Des alternatives plus sécuritaires sont disponibles

Benzodiazépines:

  • Ces médicaments sont prescrits pour le traitement de l’anxiété ou de problèmes de sommeil, incluant l’insomnie.
  • En vieillissant, les personnes âgées deviennent plus sensibles à leurs effets.
  • Ces médicaments affectent la mémoire, la concentration et l’équilibre.
  • Ils augmentent les risques de chutes, de fractures de la hanche et d’hospitalisations.
  • L’arrêt brusque des benzodiazépines peut causer des symptômes de sevrage; la prise de benzodiazépines doit donc être réduite de manière graduelle.
  • Des protocoles de réduction des doses sont disponibles. Pour consulter un dépliant destiné aux consommateurs de sédatifs hypnotiques qui envisagent la déprescription, cliquez ici.

Inhibiteurs de la pompe à protons:

  • Ces médicaments sont prescrits pour le traitement des brûlures d’estomac, des reflux acides et des ulcères gastriques
  • Leur utilisation à long terme a été associée à la survenue de diarrhées, de carences en vitamines, à des risques accrus de fractures et à diverses infections (p. ex. pneumonies, infections à C. difficile).
  • Pour éviter ces complications, la prise d’inhibiteurs de la pompe à protons ne devrait pas s’étaler sur plus de huit semaines, sauf en cas de problèmes de santé très spécifiques.
  • Pour en apprendre davantage sur les méthodes de déprescription des inhibiteurs de la pompe à protons, cliquez ici pour consulter le dépliant pour les consommateurs, ou ici pour prendre connaissance de l’algorithme de déprescription élaboré à partir de preuves scientifiques.

Sulfonylurées:

  • Ces médicaments sont prescrits pour réduire le taux de glucose sanguin dans le diabète de type 2.
  • Cette classe de médicaments, et en particulier les sulfonylurées à action prolongée, peut entraîner des taux de glucose sanguin très bas (hypoglycémie) chez les personnes âgées.
  • L’hypoglycémie peut causer des étourdissements; elle augmente aussi les risques de chutes, de fractures et d’hospitalisations.
  • Si une médication est nécessaire pour la gestion du diabète de type 2, d’autres options plus sécuritaires sont disponibles.
  • Pour consulter notre dépliant sur la déprescription des sulfonylurées, cliquez ici. Pour prendre connaissance de l’algorithme de déprescription de médicaments antidiabétiques chez les personnes âgées, élaboré à partir de preuves scientifiques, cliquez ici.

Il est recommandé de consulter le prestataire de soins de santé lorsque vous envisagez une déprescription

Certaines raisons importantes pourraient justifier le fait que vous DEVRIEZ continuer la prise de certains médicaments; il est aussi possible que vous nécessitiez un suivi étroit si vous arrêtez la prise de ces médicaments.

Plusieurs ressources ont été développées pour accroître l’accès à des informations sur ces médicaments et pour aider les patients à discuter des options disponibles avec leurs prestataires de soins.

Si vous désirez obtenir davantage de renseignements sur les actions du Réseau canadien pour la déprescription (ReCaD), veuillez contacter annie.webb@criugm.qc.ca. En cas de questions spécifiques liées à vos médicaments et à votre état de santé, veuillez contacter votre médecin ou votre pharmacien.